Le volume des émissions monétaires dans l'Antiquité. Bref état de la question et présentation de deux livres récents relatifs à la période hellénistique more

Annali. Istituto Italiano di Numismatica, 44, 1997, p. 53-62.

ISTITUTO ITALIANO DI NUMISMATICA AN N ALI (ESTRATTO) 44 ROMA NELLA SEDE DELL' ISTITUTO 1997 LE VOLUME DES EMISSIONS MONETAIRES DANS L'ANTIQUITE Bref etat de la question et presentation dc deux ouvrages recents relatifs a l'epoque hellenistique II aura fallu attendre le troisieme tiers du vingtieme siecle pour voir Ies numismates reellement se poser la question des volumes monnayes dans l'Antiquite. Cettc question, qui a deja engendre une litterature considerable, a suscite beaucoup d'espoirs et de craintes. J'aimerais brievement retracer le chemin parcouru avant de presenter deux travaux recents. 1. Etat de la question La pensee quantitative se sera done largement deployee a travers tout le champ des sciences humaines dans la seconde moitie de ce siecle. La numismatique a d'autant moins fait exception a ce courant general qu'elle se pretait particulierement a la mise en chiffres (poids, diametre, orientation des axes, composition metallique). L'apport le plus neuf a sans aucun doute concerne 1'estimation des volumes monnayes. On a ainsi vu fleurir, dans un premier temps, une serie de methodes visant a estimer le nombre originel de coins (Lyon 1965; Brown 1969; Guilbaud 1974; Mora Mas 1977 et 1981; Esty 1978 et 1979; Carcassonne 1980; Carter 1980; MacGovern 1980; Muller 1981; Carter 1983; Esty 1984; Malkmus 1986; Soerensen 1987-8; Kempton 1994). Toutes ces methodes, sauf une, se limitent a 1'estimation du nombre originel de coins. Seule la methodc proposee par W.W. Esty (1984) va plus loin en se demandant quelle est la part de la production qui a etc realisee par les coins aujourd'hui attestes dans notre echantillon. La methodc Esty 1984, la plus remarquable sans doute sur le plan conceptuel, ne fournit malheureusement pas au 53 FRANCOIS DE CALLATAY numismate paresseux un resultat exprime en nombre de monnaies frappees mais un pourcentage relatif. Comme on le constate, cc sont d'abord les statisticiens qui s'exprimerent. Le monde numismatique reagit a ces propositions en des sens divers. Un congres se tint a Paris (17-19 sept. 1979) a cote - et parfois au milieu - d'un fort scepticisme (Carcassonne et Hackens 1981), suivi de deux monographies, assez enthousiastes, stir la question (Villaronga 1985 et Carcassonne 1987). Plusieurs articles furent bientot publies qui essayaient de comparer les resultats de toutes ces methodes (Mora Mas 1980; Carter 1981; Callatay 1984; Esty 1986; Callatay 1987; Villaronga 1987; Callatay 1993). La vulgate de ces etudes comparatives peut se resumer ainsi: toutes ces methodes offrent des resultats concordants des lors qu'elles s'appliquent a des echantillons de qualite, soit, grosso modo, lorsque Ton possede en moyenne plus de 3 exemplaires par coin. La plupart des monnayages grecs pour lesquels on peut disposer d'une etude serieuse repondent a ce critere. Pour ce qui est de la methode a utiliser, les numismates ont avec bonheur privilegie celle, simplified, de G. F. Carter, parce qu'elle est la plus simple (Carter 1983), et celle de W.W. Esty, parce qu'elle est probablement la meilleure (Esty 1984). II est surtout devenu de plus en plus clair que la veritable incertitude ne residait pas dans revaluation du nombre de coins mais bien dans celle du nombre de monnaies. Les indices permettant d'estimer le nombre moyen de monnaies frappees par coin sont de fait, rarissimes et la plupart du temps, en outre, sujets a caution pour l'Antiquite. Deux positions ont ete defendues: une position nihiliste affirmant qu'il est preferable de ne rien tenter (Buttrey 1993 et 1994) et une vision moins desesperee visant a exploiter ce qui peut l'etre en vue de faire les meilleures hypotheses possibles (Callatay 1995). Je renvoie a ce debat pour le detail des arguments (ajouter Stahl 1985, p. 49-51, Duncan-Jones 1994, p. 163-7). Ceux-ci ont, tout recemment encore, ete apprecies en des sens divers (desespere: Savio 1997, p. 23-40 ou raisonnablement optimiste: Esty 1997, p. 820). Le debat s'est clairement deplace. Le calcul du nombre originel de coins ne fait plus peur a grand monde, si ce n'est - et avec raison - lorsque celui-ci est applique a des echantillons de qualite insuffisante 54 LE VOLUME DES EMISSIONS (corame cela a parfois pu etre le cas en numismatique romaine). II est rentre dans les moeurs et figure, que Pauteur soit convaincu cle son utilite ou non, dans la plupart des recentes etudes de coins. Concernant le nombre moyen de monnaies frappees par coin, mon sentiment est que les positions sont aujourd'hui bien decantees. Ni gratuites ni precises, les estimations proposees sont entourees d'une incertitude dont il ne faut pas deguiser l'importance. Cette incertitude est pour l'essentiel radicale: on pourra peut-etre preciser un point ou Pautre mais il ne me parait pas realiste d'attendre de Pavenir une amelioration sensible de la legitimite de ces estimations. Que faire des lors que nous voila arrives pour ainsi dire au bout de Interpretation du materiel connu ? Il se trouve que je viens de publier deux ouvrages qui, de facon tres differente, essayent chacun de depasser cette situation de relatif blocage. Tous deux traitent de la periode hellenistique. Le premier fait Pinventaire des donnees disponibles, nous permettant non seulement de mieux modeliser mais aussi, commc on va lc voir, dc nous armcr contre le doute hyperbolique. Le second tente de court-circuiter Pincertitude liee a ces estimations en proposant un raisonnement paradoxal. 2. Kecueil quantitatif des emissions monetaires hellenistiques Le premier livre se presente comme un catalogue standardise de toutes les etudes de coins de monnayages hellenistiques produites a ce jour (F. de Callatay, Kecueil quantitatif des emissions monetaires hellenistiques, Wetteren, Ed. Numismatique Romaine, 1997, 341 p. - ISBN 90-71165-06-X). Pas moins de 329 monnayages ont jusqu'a present fait Pobjet d'etudes de coins pour la seule periode hellenistique et il doit etre possible de reunir un meme nombre environ pour les monnayages d'epoques archa'ique et classique. Une telle abondance a de quoi susciter la jalousie des specialistes de numismatique romaine. Pour chaque monnayage, le Kecueil quantitatif ^donne le detail de la distribution par coin de droits (ou Pon apprend, par exemple, que le coin de droit n° 863 de M. Thompson pour le «New Style» athenien est represente par 8 exemplaires dans son etude). Pour 55 l'RANQOIS DE CALLATAY chaque monnayage egalement, on a donne 1'estimation du nombrc originel de coins de droits selon les formulcs de Carter 1983 et Esty 1984. Le but est de fournir tin outil qui permette de comparer les monnayages entre eux en faisant se poser la question, forcement economique, de Pimportance relative de ces differentes frappes. Je vois deux interets a ce travail dans la perspective qui nous occupe. Le premier est que ce livre donne a voir un grand nombre de distributions reelles qui peuvcnt aider les statisticiens a mieux formuler leurs modeles mathematiqucs. II est, en particulier, souhaitable que ceux-ci prennent en comptc la distribution observee pour les echantillons les mieux documentes, qui sont par nature les plus a meme de les renseigner sur la distribution originale. II doit etre clair, par exemple, que la formulc simplifiee de G.F. Carter (Carter 1983) a etc mise au point a partir d'un cas precis, les deniers de Crepusius, dont le materiel documentaire se montait alors a 347 coins de droit et 358 coins de revers pour 865 exemplaires (indice de 2,49 pour les droits, 2,42 pour les revers). D'un point de vue statistique, cette documentation est assez mediocre pour qui ambitionne de modeliscr la distribution reelle des coins dans PAntiquitc. La formule simplifiee de G.F. Carter s'en ressent. Elle aboutit d'ailleurs, des que Pindicc «nombre de monnaies/nombre de coins» est eleve, a estimer le nombrc originel de coins en-dessous du nombrc de coins reellement observes, ce qui est evidemment une aberration. Le Rccueil quantitatif fournit, a cet egard, une documentation non seulement beaucoup plus riche mais egalement de bien meilleure qualitc. Dans le champ de la numismatique romaine, tres rares sont les indices «nombre d'exemplaires/nombre de coins» superieurs a 6 et pratiquement inconnus ceux superieurs a 10. Pour les emissions hellenistiques, on obtient 74 cas d'indices superieurs a 6, 37 cas superieurs a 10 et meme 10 cas d'indices superieurs a 20 (Annexe 4: p. 326-7). II est ainsi permis d'avoir une riettement meilleure idee de la disparite reelle de production entre les coins d'un meme monnayage. II reste que les cas de monnayages tres bien documentes sont loin d'offrir tous la meme distribution et il ne doit pas etre facile de les reunir sous le couvercle d'une formule unique. Le deuxieme interet de ce travail, dans Poptique de cette journee, 56 LE VOLUME DES EMISSIONS est plus fondamental. II est d'opposer des donnees chiffrees a ceux qui brandissent, comme autant de manifestations apotropai'ques, toutes les raisons pour lesquelles il serait illusoire d'estimer la productivite moyenne des coins d'un monnayage. D'une part, en effet, nous pouvons etablir un long catalogue de tous les facteurs theoriques susceptibles d'avoir fausse la productivite moyenne d'un coin (voir Hackens 1975, p. 194-5 et Buttrey 1993, p. 342). Les raisons avancees sont toutes pertinentes et Ton pourrait d'ailleurs allonger la liste. Il n'en reste pas moins vrai, d'autre part, que, comme pour les tresors ou ce sont les emissions connues par un grand nombre de coins qui sont les mieux documentees, on constate une bonne correspondance entre les estimations de nombres originels de coins et l'importance des monnayages. L'annexe publiee ci-dessous {Liste des monnayages pour lesquels les estimations du nombre de coins de droit sont les plus elevees) classe, en tete de tous les monnayages sous l'angle de l'estimation du nombre de coins de droit, les monnaies stephanephores d'Athenes, suivics par les drachmcs d'Alcxandre 1c Grand et les monnaies de Philippe II. Tout cela paratt tres naturel. Inversement - et ce resultat-la n'apparait pas dans l'Annexe - le Recueil Quantitatif ne fait pas connaitre de monnayage «important» pour lequel l'estimation du nombre originel de coins serait tres basse. Bref, face aux doutes hyperboliques que Pesprit est libre de concevoir, la meilleure reponse reste encore d'examiner les faits. La lecture de ce catalogue ne confirme pas les crainte exprimees par plusieurs. Tout se passe comme si le pessimisme theorique que Ton est en droit d'eprouver etait dementi dans la pratique. 3. L'histoire des guerres mithridatiques vue par les monnaies Le deuxieme livre, qui est en realite ma these de doctorat soutenue en 1988 et remaniee en 1993, n'avoue pas son interet quantitatif dans son titre: F. de Callatay, L'histoire des guerres mithridatiques vue par les monnaies, Numismatica Lovaniensia 18, Louvain-la-Neuve, Seminaire de Numismatique Marcel Hoc, 1997, 481 p., 54 pi. Il a cependant tout entier etc bati autour des circonstances tres favorables fournies par cette epoque pour l'etude 57 FRANCOIS DE CALLATAY du rythme des emissions monetaires (tres grande precision des datations de nombreux monnayages). Le dernier chapitre (p. 389-415: Vargent, la solde et les mercenaries), surtout, propose, sans les nier, une maniere de depasser les incertitudes liees a 1'estimation du nombre de monnaies. La methodologie mise en oeuvre s'apparente assez fort a celle popularisee par Sir Karl Popper. La verite, dit Popper, est inatteignable parce qu'il est materiellement impossible de la prouver. Des lors, notre tache ne consiste pas a prouver le vrai (objectif irrealisable) mais a refuter le faux (objectif realisable). La science ne progresse pas en ajoutant des petits bouts de savoir a un corps deja constitue mais en retranchant d'une position de depart ou tout est vrai ce qui, en tout cas, ne peut avoir ete. Dans cet esprit, loin de vouloir reduire les incertitudes liees au raisonnement, je les ai maximalisees en imaginant A) qu'il nous manque une plus grande proportion de coins que ce que les methodes statistiques sont pretes a reconnaitre, B) que chaque coin pouvait en moyenne frapper un nombre enorme de monnaies (en 1'occurrence: 40.000) et C) que les combattants ctaicnt paycs cn-dcssous de ce que les textes nous laissent supposer (en 1'occurrence: 250 drachmes a l'annee). Le but est de cumuler ces differents postulats pour proposer un resultat chiffre dont on peut tenir que la verite, en toutes hypotheses, lui est inferieure. II importe peu ici de savoir si le «bon chiffre» (concept a-statistique) se trouve un peu ou beaucoup en-dessous de 1'estimation ainsi produite: «De maniere quelque peu paradoxale, cette estimation est d'autant plus utile qu'elle apparaitra irrealiste. En effet, moins on croira dans une productivite moyenne de 40.000 exemplaires pour chaque coin de droit par exemple, plus il sera malaise de fournir une explication quant au decalage observe entre les nombres, generalement larges, de combattants d'une part et ceux, generalement restreints, de coins de droit retrouves puis estimes d'autre part» (Callatay 1997(2), p. 406-7). Lexamen des series monetaires emises a Pepoque de Mithridate permet a plusieurs reprises de dresser un tel constat de carence entre le volume des frappes monnayees et la finalitc que certains voudraient leur attribucr. II convient bien entendu d'etre attentif a la probabilite que les troupes engagees de part et d'autre aient ete retribuees en monnaies anciennes ou, plus 58 LE VOLUME DES EMISSIONS simplement, sous une forme autre que monetaire. Pour les guerres mithridatiques, on en arrive ainsi, clans certains cas favorables, a dresser une relation asymetrique entre la frappe des monnaies et le paiement des troupes ou, oui, 1'essentiel de la frappe a servi a payer les troupes, mais, non, 1'essentiel des troupes n'a pas ete paye en monnaies. II a semble, sans systematisme, que l'explication la plus probable de ce constat residait dans la presence ou non de mercenaires aux cotes des troupes regulieres. Ce type de raisonnement demande, en priorite, de disposer de datations autant que d'etudes de coins absolument sures. Aussi est-il peu raisonnable d'esperer pouvoir 1'appliquer aujourd'hui a de tres nombreux cas. Mais il represente, je pense, une maniere originale de construire un discours dont la validite ne peut etre contestee, nonobstant la grande incertitude liee a l'estimation du nombre de monnaies frappees. FRANgOIS DE Callatay BlBLIOGRAPHIE BROWN, I.D., 1969, "On the use of statistics in numismatics", clans Metre 11 (3), p. 82^1. BUTTREY, T.V., 1993, "Calculating ancient coin production: facts and fantasies", dans NC 153, p. 335-51. -, 1994, "Calculating ancient coin production II: Why it cannot be done", dans NC 154, p. 341-52. CALLATAY, F. (de), 1984, "A propos du volume des emissions monetaires dans l'Antiquite", dans RBN 130, p. 37^18. —, 1987, "Statistique et numismatique: les limites d'un apport", dans Revue des Archeologues et Historiens d'Art de Louvain 20, p. 76-95. -, 1993, "L'estimation du nombre originel de coins: en augmentant l'echantillon...", dans Ada Nurnisrnatica, 21-23, p. 31—48. -, 1995, "Calculating ancient coin production: seeking a balance", dans NC 155, p. 289-311. -, 1997(1), Recueil quantitatif des emissions monetaires hellenistiques, Wetteren, 341 p. -, 1997(2), L'hisloire des guerres mithridatiques vue par les monnaies, Louvain-la-Neuve, 481 p., 54 pi. francois Dli callatay CARCASSONNE, Cm., 1980, "Tables pour l'estimation par la methode du maximum de vraisemblancc du nombre de coins dc droit (ou de revers) ayant servi a trapper une emission", Symposium numismalico de Barcelona, 27-8 febrero de 19/9, II, Barcclonc, p. 115-28. -, 1987, Melhodes statisliques en numismatique, Louvain-la-Neuve, 174 p. carcassonne, Ch. et HacKENS, T., 1981, Statistique et Numismatique, PACT V, Strasbourg, 431 p. (Actes de la Table Bonde organisee a Paris les 17-19 sept. 1979). Carter, G.F., 1980, "A graphical method for calculating the approximate total number oi dies from die-link statistics of ancient coins", Scientific Studies in Numismatics, Occasional Paper of the British Museum 18, Londres, p. 17-29. -, 1981, "Comparison of methods for calculating the total number of dies from die-link statistics", Statistique et Numismatique, PACT V, Strasbourg, p. 204-213. -, 1983, "A simplified method for calculating the original number of dies from die-link statistics", dans ANSMN 28, p. 195-206. duncan-jones, R., 1994, Money and government in the Roman empire, Cambridge 1994, XIX + 300 p. esty, W.W., 1978, "Estimation of the number of dies used in a coinage when the sample has few duplicates", dans Ncirc 86, p. 302. -, 1979, "On the coverage of observed varieties", dans Ncirc 87, p. 341. -, 1984, "Estimating the size of a coinage", dans NC 144, p. 180-3. -, 1986, "Estimation of the size of a coinage: a survey and comparison of methods", dans NC 146, p. 185-215. -, 1997, "Statistics in numismatics", A Survey of Numismatic Research 1990-1995, Berlin, p. 817-23. GuiLBAUD, G. Th., 1974, "A propos de l'cstimation du nombre des coins", dans BSFN 29 (7), p. 625-34. HACKENS, T., 1975, "Le rythme de la production monetaire dans l'Antiquite", Numismatique antique. Problemes et melhodes, Nancy-Louvain, p. 189-96. kempton, R.A., 1994: voir duncan-jones, R., 1994. lyon, C.S.S., 1965, "The estimation of the number of dies employed in a coinage", dans Ncirc 73 (9), p. 180-1. MacGovern, W.E., 1980, "Missing die probabilities, expected die production and the index figure", dans ANSMN 25, p. 209-23. MALKMUS, W., 1986, "Note on a general solution to the missing die problem", dans SAN 17 (1), p. 15-6 et 18. mora MAS, f.j., 1977, "Estimacion de numero de cunos que se emplearon en una acunacion, segun le numero de cunos cistintos aparecidos en los hallazgos dc monedas antiguas", dans Acta Numismatica 7, p. 13-28. -, 1980, "Comparacion de algunos metodos de estimacion del numero de cunos originates. A partir de muestras simuladas", Symposium numismalico de Barcelona, 27-8 febrero de 1979, II, Barcelone, p. 129-^9. -, 1981, "Estimation du nombre de coins selon les repetitions dans une trouvaille de monnaies", Statistique et Numismatique, PACT V, Strasbourg, p. 173-92. 60 LE VOLUME DES EMISSIONS MULLER, J.W., 1981, "Estimation du nombre originel de coins", Statistique et Numismatique, PACT V, Strasbourg, p. 157-72. Savio, A., 1997, "La numismatica e i problem! quantitative intorno al calcolo del volume delle emissioni", dans RIN 98, p. 11-48. SOERENSEN, A.K., 1987-8, "From coins and dies to coinage", dans Nordisk Numismatisk Aarsskri/l, p. 113-121. STAHL, A., 1985, The Venetian tornesello. A Medieval colonial coinage. Numismatic Notes and Monographs 163, New York, 96 p., 4 pi. VlLLARONGA, L., 1985, Esladistica aplicada a la numismatica, Barcelone. -, 1987, "De nuevo la estimacion del numero original de cunos de una emission monetaria", dans GacNum 85 (2), p. 31-36. 61 FRANCOIS Dli CALLATAY Annexe:Liste des monnayages pour lesquels les estimations du nombre de coins de droit sont les plus elevees D NT Description n/d 1289,8 157-9 J.etradrachmes stephanephorcs d Athenes c. 5,05 663, J 203 Drachmes d'AIexandre (Lampsaque) 1,80 547,0 111-5 Tetradrachmes de Philippe II c. 4,01 467,1 255 Drachmes de la Ligue Eycienne 1,53 445,0 199 Derniers tetradrachmes des Nicomedcs 1,79 444,0 94-99 Stateres de Philippe 11 c. 4,01 430,5 70 Bronzes de Byzance 1,15 372,4 207 Drachmes d'AIexandre (Abydos) 2,23 339,6 215 Drachmes d'AIexandre (Sardes) 2,4.5 326,9 74 Derniers lysimaques de Byzance 1,78 255,4 219 Detniers cistophorcs d'Ephese 1,81 243,0 225 Drachmes d'AIexandre (Milet) 1,95 242,7 82 Pctits bronzes de Maronee 1,46 233,5 325-6 Stateres de Carthage (320-290) c. 1,73 .227,2 148 Drachmes de Chalcis 4,93 226,8 144 Grands bronzes des Epirotes 2,10 212,1 1.38 Drachmes des Epirotes 2,62 204,5 142 Petits bronzes des Epirotes 1,91 199,3 5 Stateres de Velia 2,27 191,9 195-6 Tetradrachmes de Mithridate VI Eupator c. 3,57 182,0 244 Tetroboles de Cos 1,96 168,3 133 Tetradrachmes de Macedoine premiere 4r58 167,5 Premiers cislophores de Pergame 2,49 165,9 172 Chalques d'Herrmone 1,71 163,7 87 Bronzes de Seuthes III 2,13 154,2 160-2 Drachmes stephanephores d'Athenes c. 4,62 Note; «D» = nombre originel de coins de droit; «f\T» = numero d'ordre dans le Recueil quantitaiif; «o/d» - indice nombre de monnaies conservees/nombre de coins de droit conserves". 1.'indice «n/d» se trouve, dans deux cas settlement, etre inferieur a 1,5 (bronzes de Byzance et de Maronee). L'cstimation du nombre originel de coins de droit demande, dans ces deux cas, a etre consideree avec prudence. 62
x

Log In

or reset password

Reset Password

Enter the email address you signed up with, and we'll send a reset password email to that address

Academia © 2012